On se tue à dire qu'on se fiche de l'avis des autres, qu'on est beaucoup mieux sans eux, que rien ne peut nous atteindre,... Mais secrètement, on mâche et remâche ce qu'on a entendu dire sur notre personne.
On se questionne... Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ?
On se rassure... Peu importe, j'ai mes amis et ça me suffit.
On se débine... Le temps guérit tout.
On pense, trop... Pourquoi ?
On ne sait plus.
La nuit porte conseil ?
Pour ma part, la nuit est le berceau de mes récits paranoïaques.
Chaque soir réminiscences et souvenirs plus importants se mélangent formant un tout mélancolique. Je me tue à dire que les regrets ne servent à rien mais n'en demeure pas moins un être humain rempli d'incertitudes. (Toujours ce masque...) Je fais de mon mieux pour oublier ce qu'il faut oublier mais tout me rattrape lorsque je ferme les yeux, la nuit, toujours... Tout s'entremêle pour suivre une logique à la Lewis Caroll. J'en recherche encore le sens. (Peut-être est-ce le moment de s'allonger chez les disciples de ce cher Sigmund ?)
La nuit nous confronte à quelque chose de bien spécial, au-delà des apparences, plus loin, vers quelque chose qu'on ne voit pas à l'oeil nu...
C'est pour ça que je crois qu'un des meilleurs moment de la journée est celui où on tente de se coucher ; la réalité est loin, notre esprit mélange fantasmes et vécu, le tout nous renseigne beaucoup sur nous-même.
Soyez attentifs à vos songes, vous pourriez y découvrir l'insoupçonné et qui sait, la clé de ce que vous cherchez, de ce que vous voulez vraiment ?

